Lors d’une conférence de presse tenue le 5 août à Mexico, dans le cadre de la 17ème conférence internationale sur le sida, le ministre canadien de la Santé a une fois de plus affirmé son opposition aux sites d’injection supervisés alors même que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en faisait la promotion à l’occasion du lancement d’un guide sur les moyens qu’elle préconise pour combattre l’épidémie.
C’est en arguant que les sites d’injection supervisés sont un incitatif à l’usage de drogue par injection que le ministre de la Santé du Canada a réitéré son opposition à la présence de ce type de dispositif dans le cadre d’une politique de réduction des risques.
Selon les propos du Globe and Mail, rapportés par Radio-Canada, les représentants de l’OMS, qui jugent que les sites d’injection supervisés sont des moyens d'intervention prioritaires pour limiter la propagation du VIH, ont été outrés par cette déclaration.
La première chaîne radio de Radio-Canada organisait ce jour une tribune sur le sujet. À l’issue de celle-ci, il semble que le projet d’ouverture de sites d’injection supervisés au Québec, annoncé il y a quelques semaines par le directeur national de la santé publique, bien que suscitant quelques craintes, soit appuyé par de nombreux citoyens.
POUR LIRE LA NOUVELLE DE RADIO-CANADA : Tony Clément pique l'OMS au vif
POUR LIRE LE RÉSUMÉ DE LA TRIBUNE TENUE LE 6 AOÛT 2008
Nouvelle information
Des représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), présents à Mexico dans le cadre de la 17e conférence internationale sur le sida, ont affirmé leur opposition aux propos tenus par le ministre canadien de la santé ainsi que leur appui aux sites d’injection supervisés.
Monsieur Gerry Lavallée, coprésident du Comité du triangle rose à la SCFP a été déçu et choqué par les propos de Tony Clément. Celui-ci a déclaré que, pour la première fois à l’étranger, il avait eu honte d’être canadien.
POUR LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA SCFP